Ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire

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Situation infrastructurelle du Gabon

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Le réseau routier actuel

A ce jour, le Gabon compte un peu plus de 9 000 kilomètres de routes (9170 km). Seulement 10% des routes sont bitumées (1055 km), ce qui signifie que le réseau n’est presque pas revêtu. Il faut tout de même signaler que moins de 20% des routes non bitumées sont en bon état.

C’est pourquoi le développement des routes est l’une des priorités du Président Ali BONGO ONDIMBA. En effet, l’objectif du pays est clair : d’ici 2016, plus de 3 600 km de routes gabonaises doivent être non seulement bitumées mais aussi de bonne qualité. A ce jour, 30% du réseau routier est déjà revêtu. Ces routes nouvellement construites vont ainsi supporter 80% du trafic national des biens et des personnes. Le travail a déjà bien commencé : à la fin de l’année 2013, 768 kilomètres de nouvelles routes bitumées seront construites, soit une augmentation de 72% par rapport à 2009. Et de 2017 à 2025, l’Etat envisage également de construire à nouveau 2 500 km de routes.

Dates-clés :

  • 2009 : le pays compte 900 km de routes bitumées, soit moins de 10% du réseau national.
  • 18 FEVRIER 2011 : un décret d’application permet de protéger le patrimoine routier national.
  • 16 avril 2013 : le Président Ali BONGO ONDIMBA lance une nouvelle campagne de prévention des accidents de la circulation. Pour faire baisser sensiblement le nombre d’accidents de la route qui s’élève au Gabon à plus de 200 victimes et 1500 blessés par ans, le Président a lancé la construction de 100 passerelles pour piétons dans tout le pays.
  • FIN DECEMBRE 2013: le pays compte 1823 km de routes bitumées, soit près de 20% du réseau national.
  • Janvier 2014 : rénovation complète de la Route Nationale 1 (RN1) sur le tronçon Libreville/Ntoum. Cette voie d’environ 70 km est morcelée en trois : PK 0-PK5, PK 5-PK12 et PK 12-Ntoum. Les travaux ont évolué à plus de 30% à ce jour.

 

Les chiffres clés

 

50 En milliards de FCFA, l’investissement consacré en 2012 à la réhabilitation des routes gabonaises.

658 Comme la longueur en kilomètres de la ligne de chemin de fer, le Transgabonais

700 Comme le nombre de voitures neuves vendues chaque mois au Gabon.

768 Comme le nombre de kilomètres de routes bitumées construites entre 2010 et 2013.

1055 Comme le nombre de kilomètres de routes bitumées à l’heure actuelle.

1800 En milliards de FCFA, l’investissement que souhaite consacrer l’Etat au réseau routier entre 2012 et 2016.

3600 Comme le nombre de kilomètres de routes qui doivent être bitumées d’ici 2016.

9170 Comme le nombre de kilomètres de routes existantes au Gabon.

 

Les actions de développement

 

2010 : Pont Octra - Port Owendo : 3,9 km

2012 : 180 km au total dont :-Ndendé - Lébamba (37 km)

- Fougamou - Mouila (108 km)

- Mamiengué - Fougamou (35 km)

 

2013 : 585 km au total (en cours) dont

:-Tchibanga - Mayumba (110 km)

- Lalara - Koumameyong (65 km)

- Koumameyong - Ovan (51 km)

- Ndendé - Mouila (76 km)

- Mikouyi - Carrefour Le Roy (142 km)

- La Léyou - Lastourville (94 km)

- Ndjolé - Médoumane (47 km)

Avec cette dernière route, Libreville sera reliée à cinq provinces du pays : le Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Lolo, le Haut-Ogooué, l’Ogooué Ivindo et le Woleu-Ntem.

 Par ailleurs, en 2012, 50 milliards de FCFA ont été consacrés à la réhabilitation. Les routes actuelles s’usent pour plusieurs raisons : la non-conformité aux normes internationales des chantiers, le problème de l’évacuation des eaux usées, le tonnage des poids lourds qui les empruntent... C’est pour cela que l’Etat mise également sur l’entretien de son réseau existant pour garantir de bonnes conditions de circulation aux automobilistes.

 

La carte du réseau routier après les travaux prévus par le schéma directeur national d’infrastructures.

Les différentes étapes pour faire une route

 

1- Etude d’opportunité et d’intérêt : tous les points sont évoqués pour désenclaver au mieux un village ou faciliter la circulation dans une ville.

2- Etude de faisabilité et de tracé : analyser la nature du terrain, les obstacles à traverser ou à contourner pour optimiser les avantages d’une telle construction.

3- Après validation, calcul du coût de construction ou d’agrandissement d’un axe routier et lancement des appels d’offres pour réaliser l’ouvrage.

4- Etape de nivellement : elle inclut la réalisation de plusieurs couches au sol, le compactage du gravier afin d’assurer la solidité de la chaussée et le renforcement des pentes se trouvant sur le tracé.

5- La dernière étape de la construction est la mise en place du revêtement, de la signalisation et de l’éclairage.

6- Une fois la route marquée et sécuritaire, ouverture à la circulation.

 

Le coût d’une route et les retards

Tout d’abord, commander une étude a un coût : en zone tropicale, le tarif en vigueur varie de 3 à 5% du montant total du contrat de construction de la route. Au Gabon, il est plutôt situé entre 1,5% et 2%. Les études liminaires peuvent prendre jusqu’à un an. Par ailleurs, on estime qu’un kilomètre de route goudronnée au Gabon coûte 1 milliard de FCFA. Théoriquement, si les travaux doivent démarrer dès la validation de l’étude menée par les techniciens et six mois après le lancement des consultations d’entreprises, les retards viennent fréquemment alourdir la facture. Un exemple symbolique : le chantier de Glass à Libreville qui consiste à redessiner la route de Glass qui mène à la zone industrielle. La route doit être un modèle avec des trottoirs plus larges pour les piétons, des arbres pour faire de l’ombre, un bel éclairage pour les piétons et les conducteurs… De plus, le chantier est basé sur les grands principes du SmartCode, un modèle international de développement urbain qui place l’aménagement durable au centre des priorités.

Mais les problèmes de cadastre, l’absence de titre foncier et la question de l’indemnisation pour expropriation ont fortement ralenti le projet. En effet, pour déplacer la population de Glass, très attachée à ce quartier historique, les négociations prennent beaucoup de temps. L’Etat est pourtant dans son bon droit : il est propriétaire légal du terrain à 30 mètres de part et d’autre de l’axe routier.

Le chantier devrait démarrer d’ici la fin de l’année 2013 et va déboucher sur la création de nombreux emplois.

 

Infrastructures aéroportuaires

 

Aéroports

L’aéroport de Libreville a connu de grands changements, notamment au niveau de l’accueil des voyageurs qui arrivent mais également ceux qui partent de la capitale avec la création d’un nouveau terminal. Ce chantier a été piloté par l’ANGT. Idem du côté de Port-Gentil où l’aéroport fait l’objet d’un vrai lifting. Les travaux sont en cours de finalisation.

Enfin, l’aéroport international El Hadj Omar BONGO ONDIMBA de Franceville Mvengue fait l’objet de travaux de réhabilitation et de modernisation. Une amélioration des capacités de transit et d’accueil des voyageurs ainsi qu’une modernisation des équipements de sécurité aérienne sont prévues.

Par ailleurs, en 2013, Libreville est de mieux en mieux desservie par les grandes compagnies aériennes, à l’instar d’Air France qui propose sept vols Paris-Libreville par semaine, ou Turkish Airlines qui offre à ses voyageurs trois trajets hebdomadaires.

Par ailleurs, les compagnies Lufthansa et Royal Air Maroc desservent la capitale gabonaise avec assiduité.

Enfin, le grand projet Air Cemac qui réunit tous les pays d’Afrique centrale (Cameroun, République centrafricaine,

Congo-Brazzaville, Guinée-Equatoriale, Tchad et Gabon) prend forme. Le 7 mars 2013, la future compagnie a inauguré son siège administratif à Brazzaville. Les six Etats de la Communauté détiennent 5% des parts, tandis qu’Air France détient 34% du capital. Le reste des parts appartient à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (15%) et à des opérateurs privés.

    

 

                                                                                      

Infrastructures fluviales et maritimes

 

Le développement des infrastructures fluviales et maritimes représente un véritable défi pour le Gabon. Le projet d’établir le littoral comme zone d’action prioritaire vise l’établissement d’un cadre institutionnel de gestion et de développement durable de la région côtière.

Un vaste projet de modernisation et de construction de ports, ainsi que l’aménagement de plus 3000 kilomètres de voies fluviales ont été lancés.

Plusieurs ports devront être construits : port en eau profonde pour soutenir Belinga, port de Lambaréné, ports nationaux à Libreville, Port-Gentil et Mayumba.

A Owendo, la construction d’un nouveau port a débuté. La modernisation et l’extension du port va permettre defournir de meilleurs services, de réduire le temps d’attente en rade et d’améliorer les opérations à quai. Les études de faisabilité sont en cours et les travaux vont durer jusqu’en 2015.

 

Publié le : 08 / 10 / 2014


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